Publication du rapport de l’IPBES, à l’intention des décideurs sur l’état de la biodiversité

L’IPBES est la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. Il s’agit d’un groupe international d’experts sur la biodiversité intervenant sous l’égide de l’ONU.

La plateforme a publié fin février son « rapport annuel de l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services ecosystémiques » dont le résumé à l’intention des décideurs est annexé au présent billet.

Ce billet est peu juridique et présentons nos excuses par avance, mais en ces temps de campagne électorale où l’environnement a été mis au coeur des débats — toutes tendances politiques confondues — il nous semblait utile de parler de ce rapport.

Hélas, comme on pouvait s’y attendre, le rapport dresse un triste constat sur l’état de la biodiversité dans le monde avec un déclin des espèces sans précédent et, surtout, en accélération.

Comme le souligne ainsi le communiqué de presse :

« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alerte le nouveau et historique rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dont le résumé a été approuvé lors de la 7ème session plénière de l’IPBES, qui s’est réunie la semaine dernière (du 29 Avril au 4 mai) à Paris.

Et de noter que près d’1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’une extinction.

Comme il ne s’agit pas que de faire un constat, mais aussi d’aider à agir, les auteurs du rapport ont cherché à classer et identifier les causes (toutes liées au final à l’activité humaine), par ordre décroissant :

  • les changements d’usage des terres et de la mer ;
  • l’exploitation directe de certains organismes ;
  • le changement climatique  ;
  • la pollution ;
  • les espèces exotiques envahissantes.

Une note d’espoir tout de même. Si le rapport souligne que, depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multipliées par deux, des progrès ont été réalisés pour conserver la nature et mettre en œuvre des politiques en faveur de celle-ci. Mais le rapport met aussi en évidence que les trajectoires actuelles montrent que les mesures demeurent insuffisantes, bien qu’en augmentation : une accélération des transitions est nécessaire.

Mais le communiqué se veut également volontaire :

« Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial ».

Le rapport présente ainsi des exemples d’actions en faveur du développement durable et les trajectoires pour les réaliser dans différents secteurs (voir p. ex à partir de la page 40 de la synbthèse à l’intention des décideurs en distinguant les échelons et acteurs). De quoi peut-être alimenter des idées de dernière minute pour certains candidats …

Téléchargement du résumé à l’intention des décideurs