Mission « flash » de l’A.N. sur l’impact des plantes invasives aquatiques sur la biodiversité

La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale a confié à Mme Nadia Essayan, députée du Cher (Mouvement Démocrate et démocrates apparentés), et à M. Patrice Perrot, député de la Nièvre (La République en Marche), une « mission flash » sur l’impact des plantes invasives aquatiques sur la biodiversité (à la suite d’une mission déjà faite ce sujet en 2021).

Le constat avait pu être fait d’une multitude d’acteurs intervenant sur le sujet, tant pour la recherche et la constitution de connaissances que des politiques de prévention et des actions curatives dans les espaces envahis. Les corapporteurs, afin d’approfondir leur travail, ont souhaité concentrer leurs travaux sur la région Bretagne qui, sur un autre sujet, celui des algues vertes, a su depuis plus de dix ans déployer un plan d’action piloté conjointement par l’État et les collectivités territoriales.

Les espèces aquatiques invasives (venues en général des tropiques : la crassule d’Helm, l’égérie dense, les différents types de jussie et d’élodée, le myriophylle du Brésil et le myriophylle à feuilles variées) les plus fréquemment observées en France menacent la biodiversité locale. 

NB : en mer, les principales plantes aquatiques forment des herbiers marins, tels que la posidonie ou les zostères. Le sud de la France a été confronté à la prolifération en mer Méditerranée de l’algue exotique taxifolia caulerpa depuis 1984. Cette algue détruit la posidonie, indispensable à l’équilibre et au développement de la faune marine, et fait chaque année l’objet de campagnes d’éradication.

La prolifération massive de ces espèces pose de nombreux problèmes. Citons un extrait de la synthèse de l’étude :

« Les espèces les plus envahissantes empêchent le développement des espèces locales à la fois en réduisant les surfaces et les nutriments disponibles et les capacités de photosynthèse. Elles portent donc atteinte à la diversité biologique de la flore comme de la faune. Les espèces végétales exotiques aquatiques peuvent également être porteuses de parasites dommageables aux espèces locales et à la faune. Par ailleurs, certaines espèces aquatiques envahissantes peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé humaine ainsi que des conséquences socio- économiques importantes comme vos corapporteurs avaient pu le constater dans leur précédente mission, par exemple la dégradation de la circulation sur le canal de Bourgogne.

Tous les territoires français, en métropole et en outre-mer, sont confrontés à l’introduction ou à la prolifération de nouvelles espèces végétales. Les corapporteurs ont fait le choix de cibler leurs travaux sur la région Bretagne compte-tenu de la richesse de sa biodiversité, de ses multiples façades maritimes et de son expérience quant à la gestion des algues vertes… d’ailleurs les corapporteurs déduisent de cette expérience (en bien comme en mal…) quelques leçons sur ce qu’il faut faire et ne pas faire pour de telles futures actions. 

Les co-rapporteurs constatent des efforts dispersés avec un manque de Gouvernance et un rôle de la DREAL a repositionner (et à renforcer). 

Les propositions sont résumées ainsi :

A LIRE ICI :

1/ cliquer ici pour accéder à la synthèse 

2/ cliquer ici pour accéder à la communication (i.e. le rapport) de cette mission 

3/ cliquer ici pour accéder à la vidéo (reddition de ce rapport / i.e. de cette communication)

Crassula helmsii colonisant la limite écotoniale d’une mare – crédits voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Crassula_helmsii#/media/Fichier:Crassula_helmsii_12.JPG