Compostage : de nouvelles règles techniques pour toutes les installations soumises à autorisation

Le compostage lato sensu (composteurs ; compostage des boues de STEU ; etc.) a, ces temps-ci, une vie juridique intense :

S’y ajoute un nouveau texte au JO, ce week-end : il s’agit de l’arrêté du 27 mai 2021 modifiant l’arrêté du 22 avril 2008 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les installations de compostage soumises à autorisation en application du titre Ier du livre V du code de l’environnement (NOR : TREP2113971A) :

 Voici ce texte, qui réforme l’arrêté de 2008 fixant les normes techniques en ces domaines : 

  • Article 1
    L’arrêté du 22 avril 2008 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les installations de compostage soumises à autorisation en application du titre Ier du livre V du code de l’environnement est ainsi modifié :
    1° A l’article 15, les troisième, quatrième et cinquième alinéas sont remplacés par les cinq alinéas suivants :
    « – nature et origine des produits ou déchets constituant le lot ;
    « – rapport C/N, taille des particules des déchets entrants ;
    « – mesures de température et d’humidité relevées en différents points au cours du processus (la surveillance du taux d’humidité dans l’andain n’est pas applicable aux procédés confinés lorsque des problèmes sanitaires ou de sécurité ont été mis en évidence. Dans ce cas, il est possible de contrôler le taux d’humidité avant de charger les déchets dans l’unité de compostage confiné, puis de moduler ce taux à la sortie des déchets de l’unité de compostage confiné) ;
    « – dates des retournements ou périodes d’aération et des arrosages éventuels des andains, ou informations sur l’aération de l’andain (par exemple, concentration d’O2 ou de CO2 dans l’andain, température des flux d’air en cas d’aération forcée) ;
    « – porosité, hauteur et largeur des andains. » ;
    2° A l’article 24, le troisième alinéa est complété par la phrase : « L’exploitant adapte ses activités en plein air aux conditions météorologiques et climatiques, notamment il ne réalise pas d’opérations susceptibles de provoquer de forts envols de poussières ou de nuisances odorantes (formation d’andains, retournement, criblage, broyage) lors de grands vents ou lorsque les vents sont orientés vers des récepteurs sensibles, et les andains sont positionnés de façon à limiter la dispersion des polluants (notamment, la plus faible surface possible est exposée aux vents dominants, et les andains sont placés de préférence aux endroits du site où l’altitude est la plus basse), ou l’exploitant utilise des membranes de couverture semi-perméables. » ;
    3° A l’article 25, au début du premier alinéa sont insérés les mots : « Sans préjudice des valeurs limites d’émissions définies par l’arrêté du 17 décembre 2019 relatif aux meilleures techniques disponibles (MTD) applicables à certaines installations de traitement de déchets relevant du régime de l’autorisation et de la directive IED, » ;
    4° L’article 31 est ainsi rédigé :
    « Art. 31. – I. – Les dispositions introduites par l’arrêté du 27 juillet 2012 modifiant l’arrêté du 22 avril 2008 sont applicables aux installations existantes à compter du 1er octobre 2012, à l’exception, pour les installations existantes avant cette date, des dispositions des articles 3 et 30-2 de l’arrêté du 22 avril 2008 modifiées par l’arrêté du 27 juillet 2012. Ces dernières sont toutefois applicables, dans le cas d’une extension d’installation existante avant le 1er octobre 2012, à ses nouveaux équipements et bâtiments ou nouvelles aires.
    « II. – Les dispositions introduites par l’arrêté du 27 mai 2021 modifiant l’arrêté du 22 avril 2008 sont applicables :
    « – au lendemain de la date de publication de l’arrêté du 27 mai 2021 aux installations autorisées après le 17 août 2018, ainsi qu’aux installations autorisées avant le 18 août 2018 dont les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale prévues à l’article R. 515-61 du code de l’environnementsont celles de la décision d’exécution 2018/1147, au 17 août 2022 ;
    « – aux installations de compostage soumises à autorisation, autorisées avant le 18 août 2018, dont les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale prévues à l’article R. 515-61 ne sont pas celles de la décision d’exécution 2018/1147, dans les conditions suivantes :
    « a) A compter du 17 août 2022, lorsque la parution au Journal officiel de l’Union européenne de la décision d’exécution établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale prévues à l’article R. 515-61 est intervenue entre le 18 août 2016 et le 17 août 2018 ;
    « b) Quatre ans après la parution au Journal officiel de l’Union européenne de la décision d’exécution établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale prévues à l’article R. 515-61, lorsque la parution de cette décision d’exécution est postérieure au 18 août 2018.
    « A la date prévue par le présent article, l’exploitant met en œuvre les meilleures techniques disponibles telles que décrites au présent arrêté ou garantissant un niveau de protection de l’environnement équivalent dans les conditions fixées au II de l’article R. 515-62, sauf si l’arrêté préfectoral fixe des prescriptions particulières en application de l’article R. 515-63. » ;
    5° A l’annexe II, le premier alinéa est complété par la phrase : « Ces valeurs limites s’appliquent sans préjudice des valeurs limites d’émissions définies par l’arrêté du 17 décembre 2019 relatif aux meilleures techniques disponibles (MTD) applicables à certaines installations de traitement de déchets relevant du régime de l’autorisation et de la directive IED. »