Un rapport sénatorial pro-biométhane

La mission d’information sénatoriale « sur La méthanisation dans le mix énergétique : enjeux et impacts » vient de publier son rapport rapport avec 61 propositions adoptées (voir ci-après), autour 5 axes :  

·        Clarifier les politiques publiques,  

·        Structurer la filière pour améliorer les pratiques 

·        Territorialiser les projets 

·        Améliorer les pratiques pour renforcer leurs externalités positives 

·        Prévenir les risques 

Avec l’idée d’un développement différent selon les territoires.

A lire ici :

https://www.senat.fr/commission/missions/la_methanisation_dans_le_mix_energetique_enjeux_et_impacts.html

http://www.senat.fr/rap/r20-872/r20-872.html

ou en pdf : http://www.senat.fr/rap/r20-872/r20-8721.pdf

Voici des extraits de la synthèse de ce document :

La production de biogaz a connu en France une très forte croissance, passant d’environ 1 à près de 7 térawattheures (TWh) entre 2007 et 2019. Ses usages sont la production de chaleur pour 62 % (dont 16 % directement injectés dans les réseaux de gaz) et 38 % pour l’électricité.

Le biométhane injecté a connu le dynamisme le plus récent et le plus rapide entre 2012 et 2019, en partant d’un niveau de l’ordre de zéro pour atteindre plus de 1,2 TWh.

Fin 2020, 1075 installations de production de biogaz sont en fonction :

– 214 injectent du biométhane dans les réseaux de gaz naturel, avec une production effective de 2,2 térawattheures (TWh) en 2020 – soit 0,5 % de la consommation de gaz naturel – et une capacité de production maximale de 3,91 TWh/an ;

– 861 produisent de l’électricité avec du biogaz, pour une production effective de 2,6 TWh – soit 0,6 % de la consommation d’électricité – et une capacité totale installée de 523 mégawatts (MW).

Ces installations sont de petites unités : 52 % de celles liées à l’injection ont une capacité de moins de 15 GWh/an et 71 % de celles liées à l’électricité ont une capacité de moins de 0,5 MW.

Ces installations sont de nature agricole, à hauteur de 86 % pour l’injection et de 79 % pour celles produisant de l’électricité.

Les trois premières régions en termes de densité sont, pour les installations liées à l’injection, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bretagne et, pour celles produisant de l’électricité, le Grand Est, la Bretagne et la Normandie.

b) Une diversification du mix conjuguée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Renouvelable, non intermittente et stockable, la production de biogaz concourt à diversifier notre mix énergétique.

Le biogaz représentait déjà 3,4 % de la consommation d’énergie renouvelable en 2019.

De plus, cette production contribue à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES).

[…]

et voici la synthèse des propositions :