Stratégie nationale biodiversité 2030 : gros enjeux ; petits moyens (et 9 recommandations)
Une phrase résume l’ensemble : « Biodiversité : la stratégie qui n’a jamais reçu les moyens de ses objectifs. »
C’est grave, violent… et vrai.
Et celle qui s’exprime ainsi n’est pas une nième lanceuse d’alerte en mal de rassembler un électorat écologiste : c’est le sénateur (c’est son choix de se faire dénommer ainsi) LR Christine Lavarde, rapporteur(e) du Rapport d’information sénatorial n° 871 (2025-2026), déposé le 8 juillet 2026, que voici :
La Stratégie nationale biodiversité (SNB) est régie par l’article L. 110-3 du code
de l’environnement. Voir :
- Stratégie nationale biodiversité 2030 (sans cadre juridique contraignant pour l’essentiel)
- Stratégie nationale biodiversité 2030 : mesures phares et sources primaires
Pour les collectivités, c’est notamment diverses mesures du « fonds vert » qui servaient à mettre en oeuvre cette stratégie, mais dès 2024 les coupes budgétaires ont fait fondre le fonds :
Revenons au rapport de la mission d’information de la la sénatrice Lavarde. Elle a identifié plusieurs problématiques :
- un non-respect significatif de la trajectoire financière pluriannuelle définie en 2022, sous l’effet de la contrainte budgétaire et d’un portage politique insuffisant remettant en cause le respect de nos engagements internationaux ;
- la mise en œuvre prochaine du règlement européen sur la restauration de la nature (RRN) dont le financement n’est pas encore connu ;
- des dépenses publiques défavorables à la biodiversité très supérieures aux crédits consacrés à la préserver.
Sur la base de ces constats, elle formule neuf recommandations :
