Ports maritimes : amarré au JO de ce matin, un décret fait de tous petits ronds dans l’eau

Amarré au JO de ce matin, se trouve le décret n° 2020-488 du 28 avril 2020 portant diverses dispositions relatives aux ports maritimes (NOR: TRET1930484D) qui :

  • précise comment le projet stratégique des grands ports maritimes peut définir les modalités permettant d’associer les riverains à leur politique d’aménagement.
  • permet une implication plus importante du concédant et de l’Etat dans le suivi de la concession du port maritime de Mayotte, avec une participation de l’Etat au conseil portuaire et la création en son sein d’une commission financière.
  • déconcentre la décision d’approbation d’attribution des concessions d’outillage public du port de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Voici ce texte :
Article 1

Au 4° de l’article R. 5312-63 du code des transports, après les mots : « sur le territoire duquel il s’étend », sont insérés les mots : « , ainsi qu’avec les résidents des communes situées dans sa circonscription et des communes limitrophes ».

La section 1 du chapitre III du titre II du livre VII de la cinquième partie du code des transports (partie réglementaire) est ainsi modifiée :
1° Son intitulé est remplacé par l’intitulé suivant : « Organisation portuaire, régime domanial et concessions » ;
2° Elle est complétée par les articles R. 5723-2 et R. 5723-3 ainsi rétablis et par l’article R. 5723-3-1 ainsi rédigé :

« Art. R. 5723-2. – Pour l’application de l’article R. 5314-14 au port maritime de Mayotte, outre les membres mentionnés à ce même article, le préfet de Mayotte et le directeur régional des finances publiques ou leurs représentants sont membres de droit du conseil portuaire avec voix délibérative, ainsi que, le cas échéant, des sections permanentes constituées en application de l’article R. 5314-15.

« Art. R. 5723-3. – Une commission financière est constituée au sein du conseil portuaire du port maritime de Mayotte.
« La commission financière rend un avis sur les objets économiques, financiers et techniques prévus à l’article R. 5314-22.
« Le conseil portuaire définit les affaires soumises à l’examen de la commission financière. Celles-ci comprennent notamment l’examen des systèmes de contrôle interne de la concession, des comptes annuels et des comptes consolidés du concessionnaire, des projets d’investissements d’un montant supérieur à un seuil arrêté par l’autorité portuaire après avis du conseil portuaire, ainsi que l’examen et le suivi des conventions ayant un impact significatif sur les comptes et l’équilibre financier de la concession.
« Le président de la commission financière ou un membre de cette commission désigné à cet effet par celle-ci rend compte de ses travaux au conseil portuaire.

« Art. R. 5723-3-1. – La commission financière est composée de la manière suivante :
« 1° Un membre désigné par le concessionnaire ;
« 2° Trois membres désignés par le conseil portuaire parmi les membres mentionnés au 5° de l’article R. 5314-14 ;
« 3° Un membre désigné par le conseil départemental, autre que le président du conseil portuaire.
« La commission financière désigne son président parmi les membres énumérés aux 2° et 3° du présent article.
« Le préfet de Mayotte et le directeur régional des finances publiques ou leurs représentants assistent aux séances de la commission financière avec voix consultative.
« Le fonctionnement de la commission financière est soumis aux dispositions des articles R. 5314-23 et R. 5314-24.
« Les services du conseil départemental assurent le secrétariat de la commission financière. »

Article 3

Au premier alinéa de l’article R. 5753-5 du code des transports, les mots : « au c de » sont remplacés par le mot : « à ».

La sous-section 1 de la section 2 du chapitre II du titre II du livre Ier du code des ports maritimes (partie réglementaire) est ainsi modifiée :
1° L’article R.* 122-8 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. R. 122-8. – Les concessions d’outillage public dans les ports non autonomes de commerce ou de pêche de l’Etat sont accordées par arrêté du préfet.
« Le préfet décide si le projet de concession présenté par le directeur du port doit être pris en considération. » ;

2° L’article R.* 122-9 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. R. 122-9. – La demande de concession d’outillage public dans un port non autonome de commerce ou de pêche de l’Etat est instruite par le directeur du port.
« Le directeur du port mène l’instruction dans les conditions prévues aux II et III de l’article R.* 122-4. Le montant de la redevance pour occupation du domaine public de l’Etat fixé par le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques ou, à Saint-Pierre-et-Miquelon, par le directeur des finances publiques est mentionné dans le dossier d’instruction.
« Le préfet peut, par sa décision de prendre en considération le projet, limiter les consultations à celles des collectivités publiques et services locaux intéressés, du conseil portuaire et de la commission nautique s’il y a lieu.
« Le directeur du port transmet, dès l’issue de l’instruction, le dossier accompagné d’un rapport au préfet pour qu’il statue. »

Article 5

La ministre de la transition écologique et solidaire, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’action et des comptes publics, la ministre des outre-mer et le secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 28 avril 2020.

Crédits photographiques : GIF depuis les archives départementales de l’Hérault.