Tri des déchets : des travailleurs fortement exposés à des multiples facteurs de risques pour leur santé selon l’ANSES

Micro-organismes, produits chimiques, bruit, contraintes de cadence, mécanisation, etc. : les professionnels qui travaillent dans les centres de tri des emballages en plastique, carton ou métal font face à des risques multiples pouvant affecter leur santé, selon une étude de l’ANSES.

Voici des tableaux à ce sujet :

Tableau présentant un panorama général de la chaîne de prise en charge des ordures ménagères, détaillant les étapes de collecte, de déchetterie, de tri, de recyclage, de compostage, de méthanisation, d'incinération et de stockage, avec des informations sur les travailleurs et les données de santé.
Tableau résumant les données d'expositions aux nuisances selon la nature des nuisances, comprenant des résultats sur les particules, la chimie, les biologiques, les odeurs, le bruit, les vibrations et les champs électromagnétiques.
Tableau présentant les résultats d'une étude sur l'exposition à des nuisances en milieu de travail, liés à des postures pénibles, le port de charges lourdes, et des rythmes de travail non constants.
Tableau des observations sur les effets sanitaires, comprenant des études sur les TMS, la santé mentale, les effets respiratoires, les maladies infectieuses, les symptômes liés aux agents biologiques et les biomarqueurs.

Voici ce rapport et la page dédiée :

Voici un résumé des recommandations de l’ANSES :

Afin de prévenir les risques pour la santé des travailleurs dans les centres de tri, l’Anses recommande de limiter le temps de stockage des déchets et de traiter en priorité ceux arrivés en premier. Elle rappelle également aux collectivités en charge de la collecte des ordures que la diminution de la fréquence des collectes augmente le risque de développement des micro-organismes, particulièrement en été.

Par ailleurs, l’Agence souligne la nécessité d’accompagner la polyvalence des métiers, notamment avec des formations adaptées, une sensibilisation des travailleurs aux risques associés et une reconnaissance de cette polyvalence dans la description des postes de travail.

Elle préconise également que les salariés qui manipulent les déchets bénéficient d’un suivi individuel renforcé, tel que défini par le Code du travail. Au vu des maladies infectieuses identifiées chez ces travailleurs, des vaccinations, notamment contre l’hépatite B et la leptospirose, pourraient leur être proposées.

L’Anses appelle enfin à mener des études supplémentaires pour mieux connaître le profil des travailleurs des centres de tri et les risques sanitaires auxquels ils sont exposés, afin de définir et mettre en œuvre des stratégies de prévention adaptées.