Le développement des centrales solaires ne doit pas se faire au détriment de la biodiversité (teasing du dernier guide de l’Ademe)
Tandis que nos députés européens s’écharpent sur le futur règlement visant à restaurer l’ensemble des écosystèmes dégradés d’ici 2050, l’Ademe a publié un guide portant sur les enjeux et bonnes pratiques liés au développement du photovoltaïque dans un contexte de protection des sols et de la biodiversité (https://librairie.ademe.fr/energies-renouvelables-reseaux-et-stockage/6122-photovoltaique-sol-et-biodiversite-enjeux-et-bonnes-pratiques-9791029709999.html).
En effet, face au dérèglement climatique, deux objectifs nationaux majeurs sont fixés pour les prochaines années :
1/ Atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et réduire de 40% la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030 par rapport à 2012 (article 1 de la loi n°2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat). A cette fin, la programmation pluriannuelle de l’énergie a établi une feuille de route fixant l’objectif de 40% d’énergies renouvelables dans la production nationale en 2030 contre 20% en 2018 dont l’une des principales filières permettant d’atteindre cet objectif est l’énergie photovoltaïque et plus particulièrement les centrales au sol qui s’avèrent plus compétitives que les petites structures.

2/ Restaurer la nature sur au moins 20% des terres et des zones marines d’ici à 2030 puis tous les écosystèmes dégradés d’ici à 2050 afin notamment de stopper l’érosion de la biodiversité alors que l’IPBES a récemment estimé qu’1 million d’espèces seraient menacées d’extinction du fait des activités humaines.
Or, entre ces deux enjeux, une certaine contradiction peut apparaître. Selon les propres termes de l’Ademe « les projets EnR pouvant avoir des incidences sur la biodiversité, leur indispensable développement devra être réalisé en respectant l’objectif d’absence de perte nette de biodiversité inscrit au code de l’environnement (cf. article L.110-1 et L.163-1) ».
Dans ce contexte, l’Ademe recommande, notamment dans le cadre de l’évaluation environnementale systématique ou au cas par cas selon la puissance de l’installation concernée prévue par le décret n°2022-970 du 1er juillet 2022, la mise en place d’une démarche ERC (éviter, réduire, compenser) afin de viser un objectif d’absence de perte nette de biodiversité voire tendre vers un gain en exploitant des pistes telles que l’agrivoltaïsme, l’implantation des installations sur des friches industrielles, …
Et pour ceux qui souhaitent un aperçu des applications possibles de ces recommandations, l’Ademe argue ses pistes ainsi proposées à renfort de retours d’expériences de plusieurs centrales photovoltaïques à travers le territoire métropolitain.
Un guide réalisé en partenariat avec l’OFB et avec la contribution du Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, DREAL, CEREMA, Syndicats professionnels SER et Enerplan, ONG en charge de la protection de l’environnement, dont LPO, FNE, Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle
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